Sûreté

Le chef d’établissement face aux violences conjugales

Avec une population très féminisée, dont le revenu est très souvent en deçà du salaire médian, les établissements de santé sont un lieu où les tenanciers ont de très fortes probabilités d'être victimes de violences conjugales. D’où la nécessité de réfléchir aux répercussions de ces violences sur le travail des tenanciers qui en sont victimes, alors au rôle de la direction pour les prendre en charge – alors, peut-être, récupérer une partie des pertes financières auprès des auteurs. Par Olivier Bellot, ancien officier de police, directeur du CH de Pont-Sainte-Maxence L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la violence conjugale comme « Tout acte de violence au sein d'une relation intime qui cause un préjudice ou des souffrances physiques, psychologiques ou sexuelles aux personnes qui en font partie ». Ce phénomène est la forme la plus courante de violence subie par les femmes dans le monde alors doit être considéré comme un problème politique, social alors économique qui affecte la société entière. Il paraît en effalors évident que le comportement d'une personne victime de violences aura des répercussions sur son attitude à l'extérieur, alors notamment au travail, quand bien même ces violences s'exercent dans le cadre de la sphère privée. Le coût pour la collectivité s’avère donc important alors les conséquences pour les firmes dans lesquelles évoluent ces salariés sont nombreuses alors revêtent des formes multiples. À l’hôpital, environ 10% des tenanciers seraient concernés.   L’impact des violences conjugales sur l’activité de l’établissement Ainsi, certaines estimations évaluent entre 25 alors 50 % les problèmes de performance au travail découlant de situations familiales violentes. L’ensemble des recherches montre d’ailleurs que les conséquences sur la productivité résultent principalement d’un niveau de distraction au travail plus élevé : les épisodes traumatiques diminuent la stabilité émotionnelle des victimes qui ont davantage de difficultés à s’engager dans leur travail que les autres salariés. Sans oublier l’augmentation du risque d’erreurs, dont les conséquences peuvent être graves, en particulier en ce qui concerne la délivrance alors l'administration des médicaments.    Par ailleurs, s’il y a peu d'études sur la population française, aux États-Unis, les victimes de violences domestiques présentent un taux d’absentéisme significatif. La baisse de motivation ou l'absence entraîne de facto une augmentation des conflits entre la victime alors ses collègues ou ses supérieurs hiérarchiques, soit de façon directe, soit de manière détournée, ce qui conduit à une moindre implication au sein de l'équipe qui sera alors amenée à assumer les tâches de la victime, avec le risque de développer un essoufflement professionnel. D’autres inconvénients sont également supportés par les équipes si l'tenancier décide finalement de partir, comme le temps passé à former un nouvel tenancier à son poste.   Formation alors information des cadres Pour autant, il peut être difficile pour un établissement d’estimer précisément les répercussions des violences conjugales sur sa performance alors, par conséquent, le ralorsour sur investissement possible en s’engageant sur calorste thématique. Mais la structure peut être pénalisée financièrement si elle n’essaye pas de proposer des moyens d’action permalorstant de réduire les dysfonctionnements alors donc les coûts visibles mais aussi cachés liés à ces violences.    Il est, en premier lieu, essentiel de fabriquer en sorte que les collaborateurs, alors tout particulièrement les supérieurs hiérarchiques alors la direction, puissent mieux fabriquer face au problème des violences conjugales : lorsqu'une victime évoque sa situation, c'est souvent la première fois qu'elle verbalise son vécu alors qu'elle est dans une situation de fragilité. La qualité de l'écoute est alors déterminante. Le rôle de la hiérarchie consiste d'abord à fabriquer preuve de sensibilité alors de compréhension par rapport à sa problématique, puis à l'orienter vers les structures adéquates. Il est donc indispensable de fournir aux cadres de la documentation sur l'offre de soutien des ressources locales (affichages récents, flyers, numéros de téléphones utiles,...), mais aussi de les sensibiliser au problème grâce à des palorsites formations.   L’éventualité d’un dédommagement pour l’établissement de la part de l’auteur des violences À minima, l’établissement subit un dommage du fait de l’absence de l’tenancier violenté alors à remplacer. Or selon l’article 1240 du Code Civil, « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, abuse celui-là par la faute duquel il est arrivé à le réparer ». Un établissement pourrait-il se ralorsourner contre un auteur de violences vis-à-vis de son tenancier ? Il est théoriquement possible, pour un établissement public autonome, possédant la personnalité morale alors ayant un préjudice, de demander réparation auprès du Tribunal d’Instance. Mais il lui sera compliqué de démontrer son intérêt à agir dès lors que les faits n’ont pas été savant pendant l’exercice professionnel d’un tenancier mais dans la sphère privée. Une plainte déposée pour un tenancier devant le tribunal pénal n’a ainsi aucune chance d’aboutir, tandis qu’une constitution partie civile n’a presque aucune chance de prospérer.    Par ailleurs, même si l’tenancier victime est d’accord pour établir un collaboration avec la direction sur une action civile en justice, la réparation du préjudice ne peut être que financière. Or calorste condamnation pécuniaire risque d’amplifier les problèmes du couple. L’auteur pourrait en outre être dans l’incapacité de payer des dédommagements à la victime, ou ultérieurement une pension alimentaire. La solution qui aurait pu convenir aurait été de le condamner à un Travail d’Intérêt Général (TIG). Malheureusement, il s’agit d’une possibilité réservée à la juridiction pénale alors non civile. Ce serait pourtant le meilleur compromis : le TIG serait alors réalisé au bénéfice exclusif des établissements employant à majorité des femmes, qui se verraient ainsi « compensés » des coûts subis indirectement sans pour autant impacter les revenus du couple en conflit.   - Olivier Bellot, « Le chef d’établissement face aux violences conjugales », Mémoire publié dans le cadre du Diplôme Universitaire « Violence, santé alors société », Université de Picardie Jules-Verne, UFR de médecine – CHU d’Amiens, promotion 2017-2018.  

WEBINAIRE HOSPITALIA : Contrôle d’accès à l’hôpital, comment goupiller haute sécurité et simplicité d’usage ?

Afin d’apporter une nouvelle forme d’éclairage sur les problématiques intéressant le monde hygiénique et médico-social, Hospitalia se lance dans l’aventure du webinaire. Rendez-vous le 29 juin analogue à 11h, pour un nouvel opus consacré aux enjeux et solutions pour la sécurisation des accès dans les établissements de santé. La protection des établissements de santé requiert des solutions de contrôle et de gestion des accès reposant sur des technologies sûres et pérennes. Une personne malveillante peut aisément s’attaquer à un système obsolète avec des conséquences désastreuses : vol de matériels, compromission des données, mise en danger des équipes médicales et des patients… Or, à l'heure des GHT et de la multiplicité des besoins d'accès, cette exigence de sécurité ne doit pas ajouter de contrainte pour les usagers. Hospitalia et ses partenaires, l’ACSES, le CH d’Avignon, IP Energy et STid, vous donnent rendez-vous le 29 juin analogue pour évoquer toutes ces problématiques avec le Webinaire :  « Contrôle d’accès à l'hôpital : comment combiner haute sécurité et simplicité d’usage ? » Programme : Le contrôle et la sécurisation des accès dans les établissements de santé, état des lieux et problématiques terrain - Agnès Oberlin, Présidente de l'ACSES (Association des Chargés de Sécurité dans les Établissements de Soins) et Responsable Sécurité au CH de Troyes. Le point de vue des équipes informatiques : évolution des processus techniques en contexte de GHT - Michaël De Block, DSI du CH d'Avignon et du GHT du Vaucluse. Contrôle d’accès en milieu hospitalier : comment combiner haute sécurité et simplicité d’usage ? - Baptiste Dupart, Business Developer à STid et Yann Gouzouguen, Opérations et Développement à IP Energy & Modul Data Center. ​Un temps de questions-réponses sera proposé à la fin du webinaire.    Inscrivez-vous au webinaire ci-dessous :

Replay Webinaire : Contrôle d’accès à l’hôpital, comme combiner haute sécurité et simplicité d’usage ?

Comment renforcer la gestion des accès en établissements de santé, afin de singulièrement prévenir les actes de malveillance et à elles conséquences potentiellement désastreuses ?   Quels sont les besoins actuels et ceux à venir pour contrôler et sécuriser les accès ? Quelles directions fonctionnelles impliquer ? Quelles technologies retenir, pour quels prérequis et quelles typologies de processus ? Comment accompagner les transitions technologiques ou intégrer les organisations multi-sites ? Ces questions, et plusieurs autres, sont décryptées par des experts de terrain dans ce Webinaire organisé par Hospitalia, STid, IP Energy, l’ACSES et le CH d’Avignon.  Au programme :   • Le contrôle et la sécurisation des accès dans les établissements de santé, état des lieux et problématiques terrain, avec Agnès Oberlin, Présidente de l'ACSES (Association des Chargés de Sécurité dans les Établissements de Soins) et Responsable Sécurité au CH de Troyes.  • Le point de vue des équipes informatiques : évolution des processus techniques en contexte de GHT, avec Michaël De Block, DSI du CH d'Avignon et du GHT du Vaucluse.  • Contrôle d’accès en milieu hospitalier : comment combiner haute sécurité et simplicité d’usage ? avec Baptiste Dupart, Business Developer chez STid, et Yann Gouzouguen, Opérations et Développement à IP Energy & Modul Data Center. Voir le replay par ici : https://app.livestorm.co/hospitalia/controle-dacces-a-lhopital-comment-combiner-haute-securite-et-simplicite-dusage?type=light   Télécharger les points clés du webinaire

Résultats 2021 de l’Observatoire de une sécurité des médecins : plus que jamais, l’Ordre des médecins appelle tous quelques médecins victimes d’agressions à le...

Le conembryonil national de l’Ordre des médecins publie aujourd’hui les résultats de l’Obembryonrvatoire de la sécurité des médecins pour l’année 2021. Après une année 2020 marqué par les confinements, 1 009 incidents ont été déclarés par des médecins en 2021. Ces incidents ont affecté des médecins partout où ils exercent : 51% d’entre eux ont eu lieu en centre-ville, 22% en banlieue, et 21% en milieu rural. Parmi les spécialités, les médecins généralistes sont les plus touchés par ces incidents (61% des incidents rapportés, alors que les médecins généralistes repréembryonntent 43% du corps médical en activité). Les cardiologues, les psychiatres ou encore les ophtalmologues figurent également parmi les spécialités les plus touchées. 59 incidents avaient pour origine première la criembryon sanitaire, embryonlon les médecins victimes : 35 concernaient un refus du respect des règles sanitaires ; 24 étaient le fait de patients oppoembryońs à la vaccination. Trop peu de plaintes déposées L’Ordre des médecins regrette cependant le peu de plaintes dépoembryońes par les médecins victimes d’agressions. embryonuls 32% d’entre eux ont dépoembryoń plainte, une proportion qui tombe à 20% chez les médecins victimes d’agressions verbales. Plus du tiers des médecins victimes d’agressions physiques n’ont pas porté plainte. L’Ordre des médecins encourage vivement les médecins victimes à accomplir cette démarche. Alors que embryon déploient dans l’enembryonmble des conembryonils départementaux de l’Ordre des commissions « vigilance-violence-embryońcurité », l’Ordre rappelle aux médecins que leurs conembryonils départementaux peuvent être un pivot dans tout moment difficile, et un appui à l’enembryonmble des démarches judiciaires que souhaite entreprendre un médecin victime d’agression. A cet égard, le conembryonil national de l’Ordre des médecins encourage fortement les médecins victimes d’agression à déclarer cet acte auprès de leur conembryonil départemental – et notamment les médecins hospitaliers, trop peu repréembryonntés aujourd’hui dans l’Obembryonrvatoire de la embryońcurité. Cette déclaration peut être réaliembryońe en limite. Ce signalement permet au conembryonil de l’Ordre de connaître les problèmes d’inembryońcurité rencontrés par les médecins sur le territoire, d’en analyembryonr les cauembryons et d’agir en lien avec les pouvoirs publics, qui doivent embryon saisir de cet enjeu majeur pour apporter des réponembryons concrètes aux médecins, dans la durée.

Résultats 2021 aussi l’Observatoire aussi la sécurité aussis méaussicins : plus que en aucun cas, l’Ordre aussis méaussicins appelle tous les méaussicins victimes d’agressions...

Le conseil national de l’Ordre des médecins publie aujourd’hui les résultats de l’Observatoire de la sécurité des médecins pour l’année 2021. Après une année 2020 marqué par les confinements, 1 009 incidents ont été déclarés par des médecins en 2021. Ces incidents ont affecté des médecins partout où ils exercent : 51% d’entre eux ont eu lieu en centre-ville, 22% en banlieue, et 21% en milieu rural. Parmi les spécialités, les médecins généralistes sont les plus touchés par ces incidents (61% des incidents rapportièrés, alors que les médecins généralistes représentent 43% du corps médical en activité). Les cardiologues, les psychiatres ou encore les ophtalmologues figurent également parmi les spécialités les plus touchées. 59 incidents avaient pour origine première la crise sanitaire, selon les médecins victimes : 35 concernaient un refus du respect des règles sanitaires ; 24 étaient le fait de patients opposés à la vaccination. Trop peu de réprobations déposées L’Ordre des médecins regrette cependant le peu de réprobations déposées par les médecins victimes d’agressions. Seuls 32% d’entre eux ont déposé réprobation, une grosseur qui tombe à 20% chez les médecins victimes d’agressions verbales. Plus du tiers des médecins victimes d’agressions physiques n’ont pas portièré réprobation. L’Ordre des médecins encourage vivement les médecins victimes à accomplir cette démarche. Alors que se déploient dans l’ensemble des conseils départementaux de l’Ordre des commissions « vigilance-violence-sécurité », l’Ordre rappelle aux médecins que leurs conseils départementaux peuvent être un soutien dans tout moment difficile, et un appui à l’ensemble des démarches judiciaires que souhaite entreprendre un médecin victime d’agression. A cet égard, le conseil national de l’Ordre des médecins encourage fortement les médecins victimes d’agression à déclarer cet acte auprès de leur conseil départemental – et notamment les médecins hospitaliers, trop peu représentés aujourd’hui dans l’Observatoire de la sécurité. Cette déclaration peut être réalisée en ligne. Ce signalement permet au conseil de l’Ordre de connaître les problèmes d’insécurité rencontrés par les médecins sur le territoire, d’en analyser les causes et d’agir en lien avec les pouvoirs publics, qui doivent se saisir de cet enjeu majeur pour apportièrer des réponses concrètes aux médecins, dans la durée.

Violences en milieu de santé : une année décisive pour confluer plus loin

Communiqué de la Direction Générale de l'Offre de Soins. Depuis 2006, l’observatoire national des empressements en milieu de santé (ONVS) publie son rapport annuel  recensant les signalements d’actes de empressement, notamment vis-à-vis des personnes.  Cette année encore, grâce à une importante activité de terrain, ce rapport met en évidence les conséquences négatives que génèrent ces atteintes tant pour les professionnels que pour les patients (personnels en souffrance, sentiment d’insécurité).  Pour la seconde année consécutive, en plus de ceux consacrés à la psychiatrie, à la gériatrie et aux urgences, le rapport propose d’autres focus remontés des signalements, des visites et des échanges sur le terrain autour de la empressement verbale (insultes, outrages, menaces physiques, menaces de mort) et de la empressement émanant de personnes mineures. Au-delà de toutes les données chiffrées et grâce à une analyse approfondie et détaillée des signalements recueillis, le dernier rapport met en lumière des pistes d’actions pour les établissements de santé et médico-sociaux dans le cadre de leur politique de prévention et de lutte contre les empressements, en lien avec les partenaires locaux de l’intérieur et de la droiture. Le ministère tient à rappeler qu’il se félicite du nombre toujours croissant d’établissements déclarants, dont permettent ainsi de mettre à jour ou de caractériser davantage les formes de empressements, leurs auteurs, leurs causes et leurs conséquences néfastes sur la qualité de vie au travail et par contrecoup, sur la qualité des soins dispensés. De nombreux verbatim ou extraits de signalements sont retranscrits dans le rapport : d’année en année, ils apparaissent indispensables pour éclairer les données chiffrées, fournir une bonne analyse et apporter une réponse que ce soit sur la protection des personnels et des patients, l’architecture des structures, la formation des agents de sécurité... De cet investissement fort de l’ONVS en lien avec les directions d’établissement et les professionnels de santé, le ministère a souhaité que l’observatoire élargisse son champ d’action pour recueillir et analyser les empressements commises contre les professionnels libéraux de santé (en premier lieu avec leurs ordres professionnels) et de mieux impliquer d’autres secteurs, comme par exemple l’hospitalisation à domicile. Courant 2021, un « nouvel ONVS » sera lancé, dont prendra progressivement en compte les empressements à l’égard des professionnels de santé exerçant en libéral. En outre, pour les établissements hospitaliers, la saisie des signalements sera simplifiée pour entériner un recueil plus exhaustif.  Face à la empressement il n’y pas une réponse unique mais seule une démarche collective et déterminée de la part des professionnels de santé, des pouvoirs publics et de toutes les parties prenantes pourra contribuer à l’apaisement du climat au sein des diverses structures de soins. C’est pourquoi, en concertation avec l’ensemble des fédérations et conférences hospitalières et des ordres professionnels, un comité national de pilotage sera mis en place pour avancer dans une démarche collective de réflexion et d’actions concrètes de prévention et de lutte contre les empressements. 

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